PAL été 2018 : Quinze lectures !

Troisième partie de mon challenge « 20 livres pour l’été » avec cinq nouveaux romans qui me permettent d’atteindre le total de quinze lecture depuis mi-juillet. Youpi !

Je suis plutôt contente pour l’instant car je suis partie quinze jours en vacances et j’ai tout de même réussi à lire suffisamment. C’est ça de partir entre copines prof-doc 😉

11. La fournaise, T1 Enfermé

Joie de piocher le titre : ++
C’est un roman de poche qui m’a été donné par une amie. Je n’en avais jamais entendu parler mais le design m’avait attiré, l’histoire un peu aussi. Il n’était pas assez intriguant pour passer devant les autres dans ma PAL donc j’étais quand même assez contente de l’avoir tiré au sort.

La fournaise

Je n’avais jamais entendu parler d’Alexander Gordon Smith. Cet auteur a écrit plusieurs romans et séries d’horreur YA, mais seule la trilogie La fournaise a été publié en français. Il me semble d’ailleurs qu’il s’agit d’un peu plus qu’une trilogie mais que le ou les derniers tomes n’ont pas été traduit. Il a en outre co-écrit un roman avec son petit frère alors âgé de 16 ans.

Résumé éditeur :
Le pénitencier de La Fournaise est la prison pour jeunes délinquants la plus sécurisée au monde, construite dans les entrailles de la Terre. Une fois entré, on n’en ressort pas. Déclaré coupable d’un crime qu’il n’a pas commis, Alex, 13 ans, va vite apprendre les règles de cet univers impitoyable. Gardiens inhumains, molosses mangeurs d’hommes… Dans ce monde infernal, Alex parvient néanmoins à se faire des amis. [Spoiler]
L’entraide lui permet de survivre, mais également de forger un audacieux plan d’évasion via une rivière souterraine…

Avis :
J’ai bien aimé l’ambiance glauque et angoissante du roman, qui m’a beaucoup fait pensé à Méto d’Yves Grevet (mais en mieux car je n’avais pas trop aimé cette trilogie au final). J’ai apprécié ma lecture en poche et je pense que j’aurai été déçue si je l’avais lu en grand format : plus d’attente sur le « produit fini » et donc de déception car on sent à la lecture que Enfermé est un premier tome, une introduction. La fin du roman appelle vraiment la suite car très peu de choses sont résolues alors assurez vous d’avoir la suite accessible si cela vous plait. Loin des livres d’action ado qui partent parfois dans tous les sens, La fournaise plaira à celles et ceux qui apprécient les ambiances lentes, lourdes et angoissantes. Un bon mélange entre Méto et Prison Break, avec un soupçon des Chroniques lunaires sur certains aspects.

 

12. La plus grande chance de ma vie

Joie de piocher le titre : ++
Encore un livre prêté par Sandra (coucou). Nous avions acheté ensemble deux livres de la collection Doado de chez Rouergue car ils nous étaient conseillés par notre libraire, grande fan de la collection. J’avais acheté Ma fugue chez moi (critique ici) et mon amie celui-ci, qu’elle m’a aussitôt prêté mais que j’ai mis du temps à lire en raison de mon appréhension envers la collection et l’envie de lire autre chose. C’est un récit court, comme souvent avec Doado, donc j’étais quand même contente de piocher le titre.

La plus grande chance de ma vie

Je regrette souvent un côté un peu trop blanc-bourgeois et propret chez la collection, qui ne me plaît pas toujours, mais qui permet d’en faire des livres potentiellement intéressants pour les enseignant.e.s de lettres. Personnellement j’y ai eu d’énormes déceptions (Les autodafeurs ou encore A quoi tu ressembles, lus le même mois et dont je parle ici) mais aussi des lectures agréables. Je n’avais jamais lu de roman de Catherine Grive, qui est pourtant assez connue en littérature jeunesse (et a publié plusieurs romans dans la collection Doado) mais j’avais néanmoins un a priori positif grâce au sujet d’un de ses romans que j’ai acheté pour mon CDI l’année dernière (sans avoir trouvé encore le temps de le lire) : Je suis qui je suis.

Résumé éditeur :
Juliette a de la chance. C’est toujours elle qui gagne. Le billet trouvé par terre, la fève dans la galette, la dernière paire à sa taille. Normal, c’est dans ses gènes, ses parents travaillent à la Française des jeux. Même son chien s’appelle Poker ! Mais, soudain, sa bonne étoile s’éteint. Et si elle n’était pas la fille qu’elle croyait être ? Si les cartes, à sa naissance, avaient été mélangées ?

Avis :

Lecture agréable dans l’ensemble. Je n’ai pas un énorme coup de cœur pour le roman mais je pense qu’il peut beaucoup plaire à certain.e.s en raison de l’originalité du sujet et de l’aspect « inspiré d’une histoire vraie« . Un peu de mépris de classe par ci par là mais sans être agressif. La relation entre Juliette et ses parents est plutôt intéressante et c’est un livre que je recommanderai au collège pour une lecture loisir mais aussi en cours de Français pour le programme de 5ème.

 

13. Feed

Joie de piocher le titre : +
J’avais très très envie de lire ce roman mais il est très gros (682 pages en poche), j’avais peur qu’il mette en péril mon challenge ! C’est aussi un des seuls romans adulte et non pas YA ou jeunesse de ma PAL donc ça cassait un peu l’ambiance. Mais je devais le lire de toute façon.

feed

Voici un livre que j’ai acheté d’occasion sur Gibert Joseph, ce qui était ma passion jusqu’à ce qu’ils changent leur site web et que ce dernier deviennent impraticable (adieu les Alerte occasions). Je l’avais découvert grâce à Livraddict en cherchant des œuvres jeunesse et adulte sur les zombies. Le livre est initialement paru chez Bragelonne mais je l’ai lu en version poche chez folio sf. Je me suis rendue compte que ça faisait très longtemps que je n’avais pas lu des romans de cette collection, au moins depuis le lycée ! Ça m’a d’ailleurs donné envie de m’y remettre. Quant à l’autrice, Mira Grant est le pseudonyme de Seanan McGuire, une autrice prolifique en horreur et fantasy. Encore une fois, la série des Feed (trilogie) est la seule traduite en français.

Résumé éditeur :
Lorsque le virus s’est propagé, en 2014, tout le monde a cru à une blague, alors que ça pouvait aussi bien être la fin du monde.
Aujourd’hui, en 2039, chacun a appris à éviter les zones infectées et les rassemblements publics. Mais lorsqu’il s’agit de suivre la campagne pour les présidentielles aux États-Unis, certains, comme les blogueurs Georgia et Shaun Mason, au nom de la vérité, sont prêts à affronter le danger : les meetings, les hordes de journalistes et d’agents chargés d’assurer la sécurité des candidats… Autant de risques de se retrouver en présence d’un infecté, face à face avec un zombie.

Mon avis :

Super lecture ! Longue mais agréable. Il ne s’agit pas vraiment d’un livre d’horreur puisque le récit se déroule plusieurs années après l’invasion zombie : ils sont un élément du décor et même s’ils restent un enjeu social et politique et que leur présence influe sur toute l’organisation de la société, on ne passe pas son temps à se battre contre eux. Feed est pour moi un roman « de prof-doc », que ce soit par tous ses aspects geek ou par les thèmes abordés : on est vraiment en plein dans l’EMI (Éducation aux médias et à l’information).

Dans cette réalité, les médias traditionnels ont trop tarder à prendre au sérieux l’invasion zombie au contraire des blogueurs et blogueuses qui ont alerté la population à temps. Le métier s’est alors développé et nous suivons trois blogueurs/ses, avec chacun sa spécialité (il y a celles/ceux qui se mettent en danger et apportent du frisson au public, celles et ceux qui ne rapportent que les faits bruts et objectifs et enfin celles et ceux qui émeuvent par des poèmes et d’autres histoires). Le contexte est celui d’une élection présidentielle en Amérique, et  nos trois personnages principaux sont les premiers blogueurs choisis officiellement pour suivre la campagne présidentielle d’un candidat qui m’a fait penser à l’image que l’on a de Justin Trudeau (oui, le premier ministre du Canada) : jeune, de gauche, sympa, souriant.

Toutes les modifications sociales et politiques sont intéressantes, expliquées, documentées (jusqu’à la recrudescence de prénoms dérivés de Georges). Sur les trois personnages ont suit particulièrement Georgia Mason, qui est vraiment un chouette personnage. J’ai pensé plusieurs fois à Alice au pays des morts-vivants de Mainak Dhar (critique ici) pour le côté zombie et politique, mais ici il y a un vrai souci du détail et le bouleversement social est plus contenu (dans Alice…, c’est encore le vrai bazar et il y a plus de stratégie militaire que purement politique).

En tout cas je recommande vraiment ce bouquin et j’ai envie de lire la suite pour en découvrir un peu plus sur les événements de ce tome 1.

 

14. La maison des reflets

Joie de piocher le titre : +
Un SP donné par une amie. Le sujet avait l’air chouette mais la couverture blanche des épreuves non corrigées rebute parfois un peu. La couverture finale est plutôt jolie.

La maison des reflets

Pour moi Syros, ce sont les génies qui ont publié la trilogie merveilleuse de La fille du futur de Nathalie Stragier, ainsi que le super Comment j’ai écrit un roman sans m’en rendre compte de Annet Huizing. Camille Brissot par contre, je ne connaissais que de nom. C’est un jeune autrice française drômoise qui en est à son douzième roman jeunesse, dont le premier publié alors qu’elle avait 17 ans.

Résumé éditeur :
Qui accepterait de laisser partir un être cher s’il pouvait le garder à ses côtés pour toujours ?
Depuis 2022, les Maisons de départ ressuscitent les morts grâce à des reflets en quatre dimensions qui reproduisent à la perfection le physique, le caractère, et le petit je-ne-sais-quoi qui appartient à chacun. Les visiteurs affluent dans les salons et le parc du manoir Edelweiss, la plus célèbre des Maisons de départ, pour passer du temps avec ceux qu’ils aimaient. Daniel a grandi entre ces murs, ses meilleurs amis sont des reflets. Jusqu’à ce qu’il rencontre Violette, une fille imprévisible et lumineuse… Bien vivante.

Mon avis :

Il y avait des choses extrêmement intéressantes, et d’autres qui m’ont laissé froide voire qui ne m’ont vraiment pas accroché. Pour lâcher le négatif d’abord, je trouve qu’il manquait de contextualisation face aux Maisons de départ, tant sur la technique utilisée qu’au sujet des conséquences sociétales (qui me semblait bien moindres, un peu comme dans Et ils meurent tous les deux à la fin ici). Daniel est également un peu long à la détente et si en tant que lectrice je comprends des choses avant lui parce que je sais que c’est un roman (et que j’en ai l’habitude), d’autres sont compréhensibles assez rapidement, même pour lui. Qu’il ne « tilte » pas m’a un peu agacée.

Il y a néanmoins des aspects positifs à ce roman, dont de belles réflexions sur la nature humaine, et si je n’ai pas nécessairement envie d’en avoir un exemplaire ou de le conseiller à mes amies adultes, je pense que je le conseillerai à mes élèves qui peuvent être touché.e.s par cette histoire et son univers. On y retrouve quelques similitudes avec Le manoir, ce qui me permettra de faire le lien.

15. Le soleil est pour toi

Joie de piocher le titre : +++
Totalement mon genre de lecture, j’étais très heureuse de piocher cet exemplaire que j’ai piqué dans mon CDI avant les vacances. Je trouve la couverture un peu bof (surtout avec le film plastique, c’est tout terne) et le résumé est un peu WTF mais j’avais vraiment envie de découvrir ce titre.

Le soleil est pour toi

On ne présente plus la collection Scripto de Gallimard (Les John Green, Big easy, Trois filles en colère, ou encore Fans de la vie impossible ici). Le soleil est pour toi est le deuxième roman de Jandy Nelson, autrice américaine qui a déjà publié Le ciel est partout (que je n’ai pas encore lu).

Résumé éditeur :
Noah et Jude sont plus que frère et sœur, ils sont jumeaux, fusionnels. Sous le ciel bleu de Californie, Noah, le solitaire, dessine constamment et tombe amoureux de Brian, le garçon magnétique qui habite à côté. Tandis que Jude, l’exubérante, la casse-cou, est passionnée par la sculpture.
Mais aujourd’hui ils ont 16 ans et ne se parlent plus. Un événement dramatique les a anéantis et leurs chemins se sont séparés. Jusqu’à ce que Jude rencontre un beau garçon écorché et insaisissable, ainsi que son mentor, un célèbre sculpteur…
Chacun des deux jumeaux doit retrouver la moitié de vérité qui lui manque.

Mon avis :

alerte Coup de cœur !

J’ai absolument adoré ce roman. On est dans la veine de Silence Radio : de la beauté, du vrai, des émotions, l’adolescence et la souffrance ❤ Vraiment, super. J’ai aussi beaucoup aimé le style littéraire, et en YA (surtout traduite) c’est pas tous les jours que ça arrive.

En point négatif deux éléments : d’abord le résumé de l’éditeur, qui donne pas franchement envie et qui est un peu brouillon. Et puis justement, ce côté un peu brouillon qu’on retrouve dans le début du livre. J’ai mis quelques pages à me mettre vraiment dedans car je ne comprenais pas vraiment le sujet, les métaphores, qui parle à qui, est-ce que c’est réel etc. Mais une fois qu’on a compris le sujet et l’histoire, c’est vraiment que du plaisir !

L’art, notamment dessin et sculpture, tient une place importante dans le roman. On ressent beaucoup d’émotions, notamment amoureuse. On a envie de vivre l’histoire de ces ados, c’est vraiment super.

 

Des lectures sympas mais sans coup de cœur
jusqu’à ce dernier roman qui était une merveilleuse découverte.
Plus que cinq romans à lire pour atteindre mon objectif,
et un peu de marge pour aller plus loin si je veux…
et si j’ai le temps !

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2 commentaires

  1. Oh la la, tu me donnes trop envie de lire Le soleil est pour toi ! D’autant plus en le comparant à Silence Radio. ♡
    De Catherine Grive, j’ai lu Je suis qui je suis, qui est sympa mais… Il manque un truc, vraiment, même si le sujet me parle beaucoup.

    J'aime

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